There are stories which are untold!
J'aime beaucoup cette phrase car je considère que la photographie est une interprétation
spéculative de vie. Elle remet en cause des perceptions de réalité. Dans ma
démarche photographique, je laisse une grande part au rapport entre la photographie et la
réalité afin de stimuler le spectateur pour qu'il projette sa propre interprétation
du moment. Il devient ainsi acteur à son tour du procédé création.
Je rejette le style photographique qui emprisonne le spectateur dans un monde figé d'avance
en créant des représentations froide de vie, glamourisées à souhait avec
des visages retouchés au-delà de la perfection. Je préfère construire mes
images en exposant la beauté naturelle des gens ou des choses.
Le besoin de transmission de l'émotion est un concept qui caractérise l'ensemble de
mes travaux photographiques. Cette transmission est omni-présente dans tout le processus : de ce
que je ressens à la composition, à cette volonté d'associer le spéctateur
dans le résultat final, en passant par la prise de vue. Dans tous les cas, je raconte le début
de l'histoire et je laisse le spectateur écrire la suite suivant sa perception des choses.
Ceci n'est pas une pipe (René Magritte)
Certains proclament que la photographie ne représente que la réalité.
En arguant qu'il s'agit que de la capture d'une scène à un moment "T"
donné. Mais ce résumé simpliste est-il vrai ? Et si oui, où se situe
l'art dans tout ça ?
Les photos ne sont pas créées dans un claquement de doigts. Elles sont
le résultat d'un certain nombre d'actions : construire la scène, la composer,
régler l'exposition et actionner le déclencheur, et bien d'autres. Le photographe
se retrouve dans chacune de ces phases devant des choix multiples. Il décide seul de ce
qui est vrai à unmoment donné, et ces réalités comulées peuvent
différer de la réalité finale.
Au début de mes travaux, la réalité était une question importante,
je voulais que mes photos soient le plus authentiques possibles. Aujourd'hui ma démarche est
différente et pourrait se résumer par « Ceci n'est pas une pipe», pour
reprendre le titre d'un fameux tableau de René Margritte représentant ... une pipe !
A travers ce tableau Magritte voulait dire que ce que le spectateur voyait n'était pas une
pipe mais une peinture représentant l'objet. En photographie il en va de même ce n'est
pas l'objet lui-même qui est l'oeuvre d'art, mais sa représentation. Un point de vue
philiosophique très différent ...
Une image parle plus que 1000 mots
Je n'ai pas une préférence spécifique pour aucune marque ou système et je me
sens confortable avec n'importe quel appareil pourvu qu'il fonctionne. C'est pour cette raison qu'il ne faut
pas prendre la liste ci-dessous comme une suggestion d'outils à possède, mais bien comme une
information pour les curieux qui souhaiteraient savoir quel matériel j'utilise.
Avec le temps j'ai appris qu'au final toutes marques se valent et ne n'auront pas une grande différence
dans le résultat : la seule chose qui soit importante c'est la vision et l'expérience de celui qui
regarde dans le viseur.
J'utilise régulièrement : polaroid SX70, polaroid 600, Canon 20D, Mamiya RB67, Foca, Exakta IIb, Holga, ToyCam (Intel CS630)
Il n'y a pas de règle pour faire de bonnes photo...
... il y a juste des bonnes photos (Ansel Adams)
Comparer le numérique à l'argentique est à peu près aussi stupide que de comparer les
caractéristiques d'un four à micro ondes avec un four traditionnel. Chaque outil à ses avantages
et ses inconvénients en fonction de ce que l'on veut réaliser.
Numérique ou argentique, il n'y a pas de bon ou de mauvais support l'un par rapport à l'autre. L'existence
d'une technologie n'invalide pas l'utilisation d'une ou de plusieurs autres.
Une photo digitale peut être créée plus rapidement et meilleur marché tandis que la photographie
traditionnelle implique une réalisation plus manuelle. Le deux mondes proposent des outils, à l'utilisateur de
savoir lequel prendre en fonction du résultat souhaité ou demandé.